ENSEIGNEMENT DU SECOND DEGRÉ : RÉFORME DES LYCÉES (4) : le rapport Descoings (2 juin 2009)

Réforme du lycée : le rapport DESCOINGS (Président de l'IEP, chargé par le Président Sarkozy de reprendre la réforme du lycée) vient d'être rendu public, une dizaine de jours avant la date annoncée.

La réforme du lycée avait été ajournée à la mi-décembre 2008, M. Richard Descoings, directeur de l'IEP (« Sciences Po Paris »), ayant été ensuite chargé par M. Nicolas Sarkozy, le lundi 19 janvier 2009, d'engager une mission sur le sujet.
Le rapport Descoings a été rendu public le 2 juin dernier. D’après les déclarations du Président Sarkozy, ce rapport devrait servir de base à la réforme. Il est plus prudent et plus nuancé que le rapport Apparu, et il témoigne d'une bonne approche du terrain (l'IEP finance et pilote diverses expérimentations en lycée). Mais ne rêvons pas ! Comme le rapport Apparu, il plaide pour une réforme à moyens constants ...
Le rapport Descoings prévoit une seconde indifférenciée et sans modules, et ne prétend pas bouleverser l'architecture des séries actuelles. Parmi les axes retenus, on notera la généralisation des stages en entreprises (pour une meilleure orientation des élèves), des partenariats avec des établissements du supérieur, et une somme de mesures pour renforcer l'attrait vers la série L et les séries technologiques.

Pour télécharger le rapport (format pdf), cliquez sur le lien suivant :
Plan du rapport :
- Introduction : questions de méthode
- Redéfinir le rôle du lycée
- Accompagner l’orientation des élèves
- Rééquilibrer les voies et les séries
- Rénover les enseignements et s’interroger sur les modes d’évaluations
- Repenser les emplois du temps et les missions de l’enseignant : pour une refondation du lycée
- Conclusion - Préconisation : les choix possibles

Pour lire une synthèse du rapport, cliquez sur le lien suivant (Blog Lycée pour tous) :


ENSEIGNEMENTS DU SECOND DEGRE ET UNIVERSITAIRE : MASTERISATION DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS

Les nouveaux décrets (projets) liés à la "mastérisation" et devant venir modifier les décrets n° 72-580 (statuts des professeurs agrégés) et n° 72-581 (statuts des professeurs certifiés) modifiés du 4 juillet 1972 sont "sortis" le 15 mai. Ils seront débattus à la séance du comité technique paritaire ministériel du ministère de l’éducation nationale (CTPMEN) du mercredi 27 mai 2009.
Ces projets concernent les futurs agrégés, certifiés, CPE, PE, PE-Polynesie, PEPS, PLP.
Vous pouvez, en "cliquant" les liens ci-dessous lire ceux qui concernent les agrégés et les certifiés :


Vous trouverez les décrets de 1972 modifiés sur le site Fonction publique :


Voici par ailleurs deux documents élaborés par le SAGES mettant en évidence les modifications apportées par ces projets de décrets 2009 au regard des textes des décrets modifiés de 1972 :


Les modifications conséquentes sont celles initialement prévues par le gouvernement, qui maintient notamment ("mastérisation") que
- peuvent désormais se présenter au concours externe de professeur agrégé (article 2 du projet) les candidats titulaires du master ou d'un titre ou diplôme équivalent ;
- peuvent désormais se présenter aux concours externes du certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire et du certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique (articles 2 et 3 du projet) les candidats titulaires du master ou d'un titre ou diplôme équivalent ou inscrits en deuxième année de master ou d'un titre ou diplôme équivalent. En cas de réussite au concours mais pas au master, leur nomination est reportée à la seconde rentrée scolaire suivant ce concours, date à laquelle ils devront justifier d'un master pour être nommés professeurs certifiés stagiaires.
Par ailleurs,
- les décrets ne font aucune mention des IUFM
, qui ont actuellement en charge la formation "professionnelle" de tous les enseignants après leur réussite aux concours, et dont la disparition est bel et bien programmée.


ENSEIGNEMENT DU SECOND DEGRÉ : RÉFORME DES LYCÉES (3)
LE RAPPORT APPARU (27 mai 2009)

Réforme du lycée : le rapport APPARU (rapporteur UMP de la mission d'information des affaires culturelles de l'Assemblée nationale) propose une refonte complète de la scolarité

AEF : Une réforme du lycée, ambitieuse, rapide et ... à moyens constants : c'est l'objectif que se fixe la mission d'information sur le lycée de l'Assemblée nationale, selon les propositions de son rapporteur, le député Benoist Apparu (UMP, Marne). Son rapport, un document de plus de 200 pages dont l'AEF a eu copie, a été rendu public le 27 mai 2009. La mission d'information a été constituée fin janvier par la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale. Benoist Apparu en est le rapporteur. La mission est présidée par Yves Durand, député PS du Nord. Selon les informations recueillies par l'AEF, les parlementaires socialistes de la mission, qui n'ont pas validé les propositions du rapporteur, pourraient présenter des « contre-propositions ».
Selon le rapporteur, la réforme doit débuter « dès la rentrée 2010 » pour une mise en oeuvre étalée sur « deux, trois, voire quatre ans ». Parmi ses principales préconisations : réduire le nombre d'épreuves au baccalauréat, diminuer le redoublement en seconde via des « sas de réorientation », ou encore instaurer un quota de 50 % de bacheliers technologiques à l'entrée en IUT. En préambule, le rapporteur avance trois constats : le niveau d'enseignement du lycée « ne connaît pas de difficultés majeures ». « Les vrais sujets de débat, en matière d'Éducation nationale, concernant plutôt les maillons supposés faibles de notre système éducatif, à savoir l'école primaire et le collège, (…) c'est au collège que se situe la source des dysfonctionnements du lycée. » Par ailleurs, le lycée général et technologique ne peut plus se contenter d'être sa propre finalité, estiment les parlementaires. « Il doit préparer une partie importante de ses élèves à poursuivre des études dans l'enseignement supérieur, pour y obtenir un diplôme. » Enfin, « il faut écarter toute réforme qui, après le collège unique, créerait le lycée unique. Or c'est ce qui résulterait de tout projet qui "globaliserait" le lycée général, en réduisant la place de la voie technologique »....

:
Redéfinition complète de la scolarité en deux grands blocs :
- les années de scolarité du socle commun, du primaire jusqu'en troisième,
- le cycle de l'entrée dans l'enseignement supérieur, dès la première.
ET : seconde indéterminée, semestrialisation, spécialisation tardive mais poussée, pédagogie du "côte à côte" (sic !), diminution des horaires disciplinaires, bac. allégé, autonomie, évaluation, repenser l'orientation, améliorer l'orientation active, instaurer des quotas en IUT, encadrer le recrutement des classes prépas, déspécialiser la première année de licence, étendre les conventions ZEP, créer un grand service public de l'orientation). AVEC : redéfinition du métier enseignant.

SAGES : Le rapport Apparu maintient les mesures déjà présentes dans la première version de la réforme Darcos.., toutes ces mesures allant de pair avec la redéfinition du statut des enseignants et les suppressions de postes programmées.


ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : OU EN EST LE SAGES ? (5 mai)

1) Le SAGES avait été auditionné le 6 novembre 2008 au MESR, et sollicité pour la rédaction d'une proposition de décret relatif aux statuts des PRAG, professeurs ENSAM et PRCE, à adosser aux futurs statuts, alors en préparation, des enseignants-chercheurs : pour rappel, il n’existe en effet actuellement aucune mention de la nature des missions et fonctions des PRAG, professeurs ENSAM et PRCE dans le décret n°93-461, dit « Décret Lang », qui régit leur activité dans le supérieur.
En l'état actuel de la situation, cette rédaction est en cours : elle est élaborée à partir du décret paru au JO du 23 avril 2009, relatif aux statuts des enseignants-chercheurs (texte ci-dessous), et, lorsqu'il est plus avantageux pour les PRAG, professeurs ENSAM et PRCE, à partir de l'actuel "Décret Lang".
Il y a fort à parier que le MESR voudra restaurer, dans le futur décret régissant les PRAG, professeurs ENSAM et PRCE, certaines dispositions du décret EC "définitif", en sorte d'alourdir encore leur travail par le biais d'activités "optionnelles". Alors, nous protesterons : si tant est que le gouvernement puisse tenter de justifier la modification des statuts des enseignants-chercheurs par la nécessité de sanctionner ceux d'entre eux dont il estime qu'il ne font pas de recherche et de récompenser ceux qu'il considère comme "adéquatement actifs", il ne peut en aucun cas opposer un tel "argument" aux PRAG, professeurs ENSAM et PRCE, dans la mesure où ces derniers ne peuvent en aucun cas se dispenser de leurs obligations de service, lesquelles sont, de fait, dûment contrôlées.
A suivre...

2) Textes concernant les enseignants-chercheurs

- Décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences et portant diverses dispositions relatives aux enseignants-chercheurs (JORF n°0097 du 25 avril 2009 page 7137 texte n°9)

- Circulaire d'accompagnement du décret


UNIVERSITÉS AMÉRICAINES ET UNIVERSITÉS FRANCAISES

Pour mieux comprendre dans quelle mesure la réforme des universités mise en oeuvre depuis mai 2007 n'a pas pour objet et ne saurait avoir pour effet de placer les universités françaises au niveau des meilleures universités américaines, mais qu'elle constitue en vérité la simple déclinaison, au sein des universités françaises, du dogme gestionnaire régnant parmi les dirigeants, nous vous conseillons chaudement l'écoute de l'émission (Canal Académie), par Antoine Compagnon, professeur au Collège de France.

En balayant les idées reçues sur le système universitaire américain, Antoine Compagnon s’interroge sur la leçon pratique qu’on pourrait "retenir pour l’enseignement supérieur français, sans ignorer que le système universitaire américain se trouve lui-même à un tournant et qu’il n’est pas sans vulnérabilités". Modèle, menace, mythe, qu’en est-il exactement ? Antoine Compagnon aborde les questions de structures inhérentes à l’université américaine, la sélection des étudiants, le financement et la gestion de cette université, le recrutement et les salaires des professeurs. Quel est le sens exact donné à "l’évaluation" dans un tel système ? Comment situer les universités françaises par rapport à leurs homologues américaines ? Les divergences sont très nettes sur le rôle mais aussi sur la place des présidents d’université dans la société américaine. Quelles sont leurs missions ? A leurs côtés, le secrétaire de l’université semble, lui aussi, occuper un poste clef aux États-Unis. Enfin, la tradition d’un humanisme, d’un civisme propres aux universités américaines semblent être, aux yeux d’Antoine Compagnon, un indéniable avantage .

Sans doute était-il nécessaire d'apporter un remède aux maux dont souffrent nos universités, et à l'insuffisance professionnelle avérée de certains enseignants-chercheurs. Mais était-il nécessaire de placer à la tête de chaque université française un président local aux pouvoirs démesurés et sans contrepoids ? Nous ne le pensons pas. C'est pourtant la voie suivie, par pure idéologie, par notre gouvernement, et dans laquelle persiste aujourd'hui Madame Valérie Pécresse,.

N.B. : Antoine Compagnon ne semble pas particulièrement opposé à la réforme Pécresse, contrairement au SAGES. Précisons toutefois que nous ne partageons pas les positions de ceux des contestataires actuels de ladite réforme, qui souhaiteraient un retour sans concession à leur statut antérieur.


ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : BILAN (31 mars)

Alors que la crise universitaire bat son plein, force est de constater les difficultés rencontrées par les enseignants-chercheurs auprès des media, qui ne relayent pas, ou peu, leurs actions et revendications.

D'un point de vue pragmatique, l'un des principaux enseignements que le SAGES tire de l'actuelle contestation au sein des universités, est l'impossibilité que nous aurions à médiatiser, dans l’immédiat, notre action en faveur des PRAG, et plus largement en faveur des agrégés.

Un tel constat pourrait décourager, mais en vérité, il nous évitera, à l’avenir, bien des efforts voués à l'échec. Il nous conforte dans ce que nous savions déjà, à savoir que notre combat est difficile, et qu’il faudra le mener dans la durée, par le biais d’une « guerilla » éparse face à un ennemi institutionnel puissant. Il nous apprend en outre que notre front doit être homogène.

Le lutte des enseignants-chercheurs montre en effet qu’ils ont eu du mal à s'organiser et à parler d'une seule voix. Ce n'est que très récemment que la Coordination nationale des universités a choisi de se doter de porte-parole. On constate en revanche tout l'avantage tiré par les IUFM, d’être demeurés unis (autour, certes, d’une idéologie dont nous ne partageons ni les fondements, ni les applications) : c’est l'un des éléments majeurs qui aura permis le couplage de leurs revendications, essentiellement dirigées contre le projet de réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré (qui devait notamment conduire à leur suppression), à celles des enseignants-chercheurs, initialement dirigées contre le projet de décret relatif à leur statut.

Par ailleurs, l'indifférence ou le mépris affiché de certaines organisations vis-à-vis des PRAG aura eu au moins le mérite de rapprocher ces enseignants « non chercheurs » du SAGES.


ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : LES ACTIONS DE PROTESTATION DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS


ENSEIGNEMENT DU SECOND DEGRÉ : RÉFORME DES LYCÉES (2) (15 janvier 2009)
Analyse et précisions du SAGES :
Comme chacun sait, la réforme du lycées a été ajournée à la mi-décembre 2008, le ministre Xavier Darcos décidant « de laisser plus de temps pour la mise en oeuvre de la réforme de la classe de seconde prévue à la rentrée 2009 ». Selon M. Richard Descoings, directeur de « Sciences Po Paris », chargé par Nicolas Sarkozy d'une mission sur la réforme du lycée, lundi 19 janvier 2009 dernier, « on redémarre de zéro » …

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 2 DÉCEMBRE 2008
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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SAGES : 29 novembre 2008
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RÉFORME DU RECRUTEMENT ET DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS (3)
Circulaire relative à la Campagne d'habilitation des diplômes de master pour les étudiants se destinant aux métiers de l'enseignement.

La datent du 17 octobre (16 pages au total).

Adressée par Madame le Ministre Pécresse aux présidents d'université et aux recteurs d'académie, ell a pour objet la "campagne d'habilitation de diplômes de master pour les étudiants se destinant aux métiers de l'enseignement" (rentrée universitaire 2009). Elle sollicite de la part des universités le dépôt de "maquettes" ou projets de cursus, notamment au niveau du master, projets devant "s'adapter à la formation des futurs enseignants" et "prévoyant une préparation effective à leurs métiers par des pratiques encadrées incluant des stages".

On en lira avec profit l'annexe 1, consacrée à une présentation détaillée des futurs concours de recrutement des professeurs :
- concours de recrutement des professeurs des écoles
- concours de recrutement de professeurs de collèges et de lycées : CAPES/CAPET, CAPEPS, CAPLP; concours de recrutement des CPE.
L'annexe 2 est consacrée au référentiel de compétences professionnelles des maîtres.
L'annexe 3 consiste en l'ensemble des documents à transmettre pour l'habilitation.

Le concours de l'agrégation est traité à part :
(contrairement à certaines rumeurs répandues dans les lycées il y a une quinzaine de jours, l'agrégation n'est pas supprimée (!!!)).
La maquette du 13 octobre (ci-dessous) indique expressément que "L’agrégation, quant à elle, recrutera également au niveau du master des professeurs qui sont appelés à enseigner en priorité dans les classes d’examen du lycée, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les sections de techniciens supérieurs (STS) et le premier cycle de l’université.
On lit aussi dans l'annexe 1 que : "les épreuves et programmes des concours de l’agrégation sont maintenus en l’état, mais une des épreuves orales actuelles sera infléchie dans le sens de l’épreuve orale prenant la forme d’un exercice pédagogique proposé pour les nouveaux concours de recrutement de professeurs". On y ajoutera l’épreuve d’entretien avec le jury" et que "pour que la préparation aux épreuves du concours de l’agrégation puisse s’intégrer dans les deux années du master, le programme sera arrêté dans toutes les disciplines pour une période d'au moins deux ans".


RÉFORME DU RECRUTEMENT ET DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS (2)
LA MAQUETTE (13 octobre 2008)

La maquette a été mise en ligne sur le site du MEN le 13 octobre 2008.
Pour la lire, cliquez ici :


ENSEIGNEMENT DU SECOND DEGRÉ : RÉFORME DES LYCÉES (1) (2 septembre 2008)

Le Livre vert de la Commission Pochard n'a pas été suivi, comme prévu, du Livre Blanc, dont la parution était annoncée pour le printemps dernier (encore qu’il concerne évidemment aussi l’éducation nationale, nous ne pensons pas que le en tienne lieu).
Cela dit, le projet de réforme du lycée, évoqué par la plupart des proviseurs le jour de la prérentrée (1er septembre) est engagé depuis juillet, et il se situe tout à fait dans l’esprit de la Commission Pochard. L’objectif du gouvernement est d’installer une nouvelle classe de seconde, dès la rentrée 2009, une nouvelle première en 2010 et une nouvelle terminale en 2011. Le ministre de l’éducation a affirmé le 2 septembre que la « nouvelle maquette » définissant les grands principes de cette réforme serait présentée « avant le 15 octobre ». Pour cela, il a chargé le recteur d’Aix-Marseille, M. Jean-Paul de Gaudemar, de définir son contenu en discutant avec les syndicats. Nous sommes donc dans l'attente de la parution de cette "maquette".
Nous renvoyons seulement pour le moment à , « Point de situation sur la réforme du lycée ».


RÉFORME DU RECRUTEMENT ET DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS (1) (mercredi 2 juillet-septembre 2008)

Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale et Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ont présenté, mercredi 2 juillet 2008 en Conseil des ministres, le projet de réforme du recrutement et de la formation des enseignants des premier et second degrés qui entrera en vigueur pour une première session de concours en 2010.
- Les enseignants devront justifier de l’obtention d’un diplôme de master pour pouvoir être recrutés à titre définitif à l’issue des nouveaux concours de recrutement.
- Le principe de concours nationaux est réaffirmé pour le recrutement des enseignants.
- La distinction entre le CAPES et l’agrégation est maintenue.
- Dès leur première année d’exercice (année de stage), les lauréats des nouveaux concours seront mis en situation d’enseignement à temps plein avec l’aide et le soutien de professeurs expérimentés, tout en pouvant suivre des actions de formation spécifiques en dehors du temps scolaire. A l’issue de cette année, le professeur fonctionnaire stagiaire pourra être titularisé après avoir été inspecté.
On lira avec profit la mise en ligne sur le site du ministère de l'éducation nationale, dont le plan est le suivant :
- la mastérisation : principes
- liens avec la licence
- les concours
- l'articulation parcours/concours
- structure et contenu des masters
- bourses
- formation continue et VAE (validation des contenus de l'expérience)
Cette charte annonce les sujets autour desquels s'organisera la réflexion, notamment le devenir des enseignants actuellement en service partagé en IUFM et les conditions d'interventions des enseignants du premier et second degré au sein des universités.


ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : RAPPORT DE LA COMMISSION SCHWARTZ (9 JUILLET 2008)
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu les rapports de Jules Hoffmann, président de l'Académie des Sciences, sur le recrutement et la carrière des chercheurs, et de Rémy Schwartz, conseiller d'Etat, relatif à la mise en œuvre du volet « Personnel » de la loi sur l'autonomie des universités (reconnaissance des activités et des missions des personnels de l'enseignement supérieur, attractivité de leurs métiers, politique indemnitaire, mobilité, parité...).


ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : SITUATION DU PLAN "Réussite en licence" AU 5 JUIN 2008

Remarques d'un adhérent du SAGES (qui seront transmises en séance CNESER)


MADAME LE MINISTRE PÉCRESSE A ANNONCÉ LE 6 MAI DES MESURES CATÉGORIELLES (PROMOTIONS ET PRIMES)
EN FAVEUR DES ENSEIGNANTS CHERCHEURS ET DES BIATOS POUR 2008
MAIS RIEN N'A ÉTÉ PRÉVU POUR LES PRAG !!!

Pour les enseignants-chercheurs, les taux de promotion sont relevés "de 8% à 10% pour l'accession à la hors classe des maîtres de conférences et de 8% à 10% pour le passage à la classe exceptionnelle des professeurs". Pour les personnels de bibliothèques et ITRF, "une analyse a été menée corps par corps, afin de comparer le vivier d'agents promouvables et les possibilités de promotion". Les évolutions décidées pour 2008 visent à "augmenter le nombre de promotions lorsque le vivier apparaît très conséquent et de nature à générer un taux de sélection inusuel des dossiers". De même, "les possibilités de promotion au grade d'ingénieur de recherche hors classe augmentent de 50% (de 30 possibilités en 2007 à 45 en 2008)" et "le taux a été relevé pour les bibliothécaires adjoints spécialisés". S'agissant des personnels de l'ASU (administration scolaire et universitaire), ils "ne sont pas oubliés puisque le surcoût des promotions réalisées au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche intègre les possibilités de promotion qui leur seront offertes selon le cas, au niveau académique ou national".

En matière de régime indemnitaire, Madame le Ministre a annoncé que "la ligne de crédits consacrée aux primes des personnels BIATOS augmente dès cette année de 9,4 millions d'euros, ce qui représente une évolution avoisinant 7%" correspondant à une augmentation de 8,35% des crédits destinés aux primes telles que IAT (Indemnité d'administration et de technicité), IFTS (indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires) et PPRS (Prime de participation à la recherche scientifique). Le ministère précise que "les régimes indemnitaires de l'ASU dans l'enseignement supérieur [étant] d'ores et déjà plus favorables que ce qui est prévu dans le scolaire au 1er janvier 2008, l'écart résiduel avec les taux prévus au 1er juillet 2008 sera largement couvert par la distribution de l'enveloppe indemnitaire 2008." Quant à la PEDR (prime d'encadrement doctoral et de recherche), elle a été "réévaluée de 522 euros et le nombre de possibilités accrues d'un millier".

RIEN N'A ÉTÉ PRÉVU POUR LES PRAG (et PRCE) ! OR, c'est bien la Commission Schwartz (enseignement supérieur), mise en place par Madame Pécresse, qui a été saisie de la question des PRAG, et non la Commission Pochard (enseignement élémentaire et du second degré) !

(mais le rapport de la Commission Schwartz a paru, et l'on n'y note aucune mesure en faveur des "enseignants non chercheurs"...)


LE PROJET DE DÉCRET SUR LE FONCTIONNEMENT BUDJÉTAIRE DES UNIVERSITÉS
Cliquez pour le lire.
Ce projet de décret adapte les règles de fonctionnement budgétaire des universités à la LRU, qui prévoit en autres que, "dans un délai de cinq ans", toutes les universités accèdent à l'autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines.
Il a été adopté lundi 17 mars par le CNESER.
AFFAIRE DU COLLÈGE DE BERLAIMONT
au Président de la République
au Président de la République
On peut lire par ailleurs l'excellente
COMMISSION POCHARD (2)

Monsieur Marcel Pochard, Conseiller d'Etat, a remis le 5 février au Ministre de l'éducation nationale le "Rapport sur la redéfinition du métier d'enseignant" élaboré par la Commission qu'il présidait.
Ce rapport évoque différents changements possibles, relatifs, surtout, à l'eneignement du second degré. Il sera prochainement commenté par le SAGES de façon plus approfondie. Il est consultable en ligne sur le site du MEN : cliquez .
Les changements portent sur :


TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS ?????????????
LES HEURES SUPPLÉMENTAIRES NE SONT PAS PAYÉES

Deux témoignages :
1) Le secrétariat de mon lycée vient de signaler aujourd'hui à des collègues que le rectorat de l'académie de Versailles ne paie plus les heures supplémentaires effectuées au titre du remplacement à partir du 8 janvier! Nous sommes un certain nombre à avoir fait de tels remplacements depuis la rentrée de janvier et cette nouvelle est accueillie avec enthousiasme! Travailler plus pour ne rien gagner en plus!
2) Dans mon lycée de l'académie de Créteil, pourtant classé Lycée Ambition Réussite, pas une heure de remplacement n'a été faite depuis le 1er septembre car il n' a y pas un kopeck pour les rémunérer. Et les études dirigées mise en place à grand renfort de publicité sont payées sur la base de 3 heures faites = 2 HSE payées. Quant à l' Ecole Ouverte, pendant les vacances de Noël, les collègues se sont vus proposer des vacations à 22 euros ... pour 2 heures !


PARTICIPATION DES SAGES ET SIES À LA COMMISSION SCHWARTZ

Madame Valérie Pécresse, Ministre de l'enseignement supérieur, a installé une commission présidée par Monsieur Rémy Schwartz, Conseiller d'État, pour "piloter le chantier dédié au personnel de l'enseignement supérieur". Ce chantier abordera : la reconnaissance des activités et des missions des personnels de l'enseignement supérieur, l'attractivité de leurs métiers, la politique indemnitaire, la mobilité, la parité...

Les SAGES et SIES participent à la consultation, en tant notamment que représentants et défenseurs des PRAG et PRCE, grands oubliés des personnels enseignants de l'enseignement supérieur.

Pour lire leur contribution écrite envoyée au ministère, cliquez .


LA CAT-ÉDUCATION APPELLE À LA GRÈVE DU 24 JANVIER 2008

SAGES (Syndicat des agrégés)
(Syndicat indépendant de l’enseignement du second degré)
(Syndicat national autonome des infirmier(e)s en milieu scolaire)
(Syndicat indépendant académique de l’enseignement secondaire (Aix-Marseille))
(Syndicat indépendant de l’enseignement du second degré - Ligérien)

Les syndicats de la CAT-Éducation (SIES, SAGES, SNAIMS, SIAES, SIES-L) appellent tous leurs adhérents et sympathisants à participer à la grève du Jeudi 24 Janvier 2008. Ils constatent en effet que le gouvernement n’envisage pas de tenir sa promesse de revaloriser tous les personnels de l’éducation nationale.

Face à la dégradation sans précédent du pouvoir d’achat de ces personnels, et compte tenu du respect qui leur est dû comme l’a reconnu le Président de la République, une augmentation générale et significative du point d’indice serait la seule voie possible pour rétablir, avant toute autre mesure, la confiance en la parole donnée.

Les syndicats de la CAT-Éducation, qui n’appellent qu’exceptionnellement à la grève, afin de ne pas dévoyer ce droit fondamental, participeront activement à celle du 24 Janvier 2008 et à toutes les actions l’accompagnant, dans le cadre le plus unitaire possible.


IL FAUT SIGNER LA PETITION POUR L'AFFECTATION DES AGREGES EN LYCEE !

Le statut des professeurs agrégés (décret 72-580 du 4 juillet 1972) stipule qu'ils "assurent leur service dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les classes de lycée, dans des établissements de formation et, EXCEPTIONNELLEMENT, dans les classes de collège".

Aujourd'hui, la loi n'est pas respectée. Les agrégés sont envoyés indifféremment en lycée ou en collège, voire en LP ! Dans certaines académies, la bonification prévue pour l'affectation des agrégés en lycée n'est même plus prise en compte !

Le SAGES, depuis sa création, a multiplié analyses***, propositions*** et actions juridiques, pour que cesse un tel gâchis de compétences ! Alors qu'il n'a pas été assez entendu (dont acte !), le sort réservé aujourd'hui aux jeunes agrégés en poste dans le second degré, est désormais INTOLERABLE !!!

CLIQUEZ POUR SIGNER LA PETITION initiée par une jeune agrégée de lettres modernes, TZR, docteur ès lettres, et exerçant actuellement dans deux collèges.

Cette pétition relayée par la Société des agrégés, est soutenue sans réserve par le SAGES.

*** analyses : voir sur ce site Qui sommes-nous ?, depuis la page d'accueil, en particulier Défense de l'agrégation
(http://www.le-sages.org/chapitres/defagreg.html)
*** propositions : voir sur ce site Information/Documentation, depuis la page d'accueil, et Propositions et revendications du SAGES
(http://www.le-sages.org/chapitres/propositions.html)


ASSEMBLEE GENERALE DU SAGES : PARIS, le 24 NOVEMBRE 2007
L'assemblée générale du SAGES s'est déroulée le samedi 24 novembre 2007 à la Fondation danoise de Paris, Cité Internationale Universitaire de Paris, 9, Bd Jourdan, 75014 Paris.
En voici le
MUTATIONS DES ENSEIGNANTS DU SECOND DEGRE, MOUVEMENT INTER-ACADEMIQUE 2008

COMMISSION POCHARD (1)
Le SAGES a été auditionné lundi 22 octobre par Monsieur Marcel Pochard, Président de la Commission sur l'évolution du métier d'enseignant
Le calendrier :
- le 24 septembre 2007 : installation par le Premier ministre d'une commission présidée par Marcel Pochard, conseiller d'État, chargé de mener la consultation
- d'ici la fin de l'année 2007 : élaboration d'un Livre vert, traduisant le diagnostic effectué par la Commission
- pour le printemps 2008 : rédaction d'un Livre blanc, qui contiendra les propositions de l'État pour moderniser et valoriser la fonction enseignante
Le RAPPORT DU HAUT CONSEIL DE L'EDUCATION est sévère pour l'école primaire
Pour lire le rapport, cliquez (format pdf, 153 Ko)
ELECTIONS AU CNESER du 20 mars 2007
(Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche)

Le SAGES a fait liste commune avec le SIES. La liste comportait à la fois des PRAG et des PRCE.
Les résultats officiels ont été proclamés le 29 mars. Nous obtenons un élu.
La liste "PRAG &PRCE" termine 3ème sur 11 listes en présence (derrière le SNESUP, 1er, et le SGEN-CFDT, 2ème).

(en html)

(pdf), à imprimer et à diffuser

(site du MEN)


INTEGRATION DES IUFM DANS LES UNIVERSITES
Ne manquez pas de lire l'excellente analyse proposée par l'association Reconstruire l'Ecole.


LE SAGES SOUTIENT ENTIEREMENT CE COMMUNIQUÉ DU GRIP
SUR L'APPRENTISSAGE DE LA LECTURE,
intitulé "IL FAUT CESSER DE PRENDRE PARENTS ET INSTITUTEURS EN OTAGES"

(Groupe de Recherches interdisciplinaires sur les programmes)

1. Une polémique se développe dans les média autour des méthodes de lecture qui vise à opposer deux camps, celui du ministre qui cherche à contenter les parents inquiets, et celui des syndicats, qui protestent contre des "sanctions" infligées à deux cadres de l'Education Nationale.

2. Cette polémique obscurcit la question de l'apprentissage de la lecture et fait écran à d'autres questions tout aussi importantes comme le délitement de l'ensemble des enseignements fondamentaux : grammaire, calcul, éléments de science, d'histoire et de géographie, avec des progressions et des programmes incohérents à tous les niveaux d'étude.

3. On y discerne des intérêts politiques ou économiques sans rapport avec la pédagogie ; l'appel à la dénonciation des écoles par les parents lancé par une organisation sans légitimité intellectuelle comme SOS-éducation contribue encore à brouiller les pistes.

4. Dans ces conditions, le GRIP, responsable de la mise en place d'un réseau de classes pilotes SLECC où l'on pratique, à destination du public scolaire général, les méthodes alphabétiques, l'apprentissage des quatre opérations dès le CP et des programmes scolaires progressifs et systématiques tient à affirmer son attachement à la liberté pédagogique des enseignants dans le choix de leurs méthodes, se désolidarise entièrement de l'appel de SOS-éducation et, parallèlement, se déclare choqué par la campagne alarmiste conduite par des syndicats pour soutenir des cadres de l'EN qui ont dans les dernières années bafoué une liberté pédagogique qu'ils prétendent aujourd'hui défendre (voir " ", par Pierre Frackowiak, IEN, membre de la direction du PS). Il déplore qu'encore une fois la pédagogie soit le terrain choisi pour régler des comptes politiques, au détriment de l'intérêt des élèves, appelle à la fin de l'omerta pratiquée par certains syndicats d'enseignants et une partie de la hiérarchie de l'éducation nationale, quant à l'état des lieux extrêmement préoccupant de notre système éducatif.

5. Le GRIP invite les citoyens de notre pays à soutenir , dénué de toute arrière-pensée politique, idéologique ou économique, et qui vise à restaurer l'instruction publique sur la base de la transmission des connaissances.


SLECC : Savoir lire, écrire, compter, calculer
Le Monde de l’éducation, septembre 2006 : Michel Delord et ses amis du SLECC ("Savoir lire, écrire, compter, calculer") ont réussi à obtenir la publication du texte suivant dans le Monde de l’éducation de septembre 2006. Ce journal en a autorisé ensuite la diffusion.