Pour les enseignants-chercheurs, les taux de promotion sont relevés "de 8% à 10% pour l'accession à la hors classe des maîtres de conférences et de 8% à 10% pour le passage à la classe exceptionnelle des professeurs". Pour les personnels de bibliothèques et ITRF, "une analyse a été menée corps par corps, afin de comparer le vivier d'agents promouvables et les possibilités de promotion". Les évolutions décidées pour 2008 visent à "augmenter le nombre de promotions lorsque le vivier apparaît très conséquent et de nature à générer un taux de sélection inusuel des dossiers". De même, "les possibilités de promotion au grade d'ingénieur de recherche hors classe augmentent de 50% (de 30 possibilités en 2007 à 45 en 2008)" et "le taux a été relevé pour les bibliothécaires adjoints spécialisés". S'agissant des personnels de l'ASU (administration scolaire et universitaire), ils "ne sont pas oubliés puisque le surcoût des promotions réalisées au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche intègre les possibilités de promotion qui leur seront offertes selon le cas, au niveau académique ou national".
En matière de régime indemnitaire, Madame le ministre a annoncé que "la ligne de crédits consacrée aux primes des personnels BIATOS augmente dès cette année de 9,4 millions d'euros, ce qui représente une évolution avoisinant 7%" correspondant à une augmentation de 8,35% des crédits destinés aux primes telles que IAT (Indemnité d'administration et de technicité), IFTS (indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires) et PPRS (Prime de participation à la recherche scientifique). Le ministère précise que "les régimes indemnitaires de l'ASU dans l'enseignement supérieur [étant] d'ores et déjà plus favorables que ce qui est prévu dans le scolaire au 1er janvier 2008, l'écart résiduel avec les taux prévus au 1er juillet 2008 sera largement couvert par la distribution de l'enveloppe indemnitaire 2008." Quant à la PEDR (prime d'encadrement doctoral et de recherche), elle a été "réévaluée de 522 euros et le nombre de possibilités accrues d'un millier".
RIEN N'A ÉTÉ PRÉVU POUR LES PRAG (et PRCE) ! OR, c'est bien la Commission Schwartz (enseignement supérieur), mise en place par Madame Pécresse, qui a été saisie de la question des PRAG, et non la Commission Pochard (enseignement élémentaire et du second degré) !
Le SAGES, seule organisation syndicale à défendre véritablement les enseignants non chercheurs en poste dans le supérieur, va donc saisir la Présidence de la République et le Premier ministre, pour dénoncer cette perpétuelle discrimination.
Monsieur Marcel Pochard, Conseiller d'Etat, a remis le 5 février
au Ministre de l'éducation nationale le "Rapport sur la redéfinition
du métier d'enseignant" élaboré par la Commission
qu'il présidait.
Ce rapport évoque différents changements possibles, relatifs,
surtout, à l'eneignement du second degré. Il sera prochainement
commenté par le SAGES de façon plus approfondie. Il est consultable
en ligne sur le site du MEN : cliquez
.
Les changements portent sur :
L'autonomie des établissements en matière pédagogique
- Les établissements devraient avoir la maîtrise d'au moins 10 %
de leur dotation en heures d'enseignement), même si "programmes
et les diplômes doivent rester nationaux".
- Rôle accru des chefs d'établissement : fixation des "modalités locales
de travail".
- Instauration d'un "lien contractuel" entre l'établissement et l'enseignant,
mais en complément de l'application des règles de la fonction publique.
- Evaluation des établissements, désormais "plus libres"
mais "plus comptables de leurs résultats".
Missions : la Commission rappelle qu'un cahier des charges de la formation des maîtres a fixé, en 2006, un ensemble de compétences que chaque enseignant doit maîtriser en sus du savoir académique. Elle propose de distinguer trois parties : un "cœur du métier" commun à tous les enseignants (transmission des savoirs, préparation des cours, correction des copies, gestion de la classe); une liste d'activités "indissociables de l'acte d'enseignement" (de l'accompagnement des élèves à l'aide à l'orientation); enfin, des "activités modulables", selon les enseignants et les établissements. Cette dernière partie serait volontaire et rémunérée de manière spécifique.
Développement de la bivalence au collège en classes de 6e et 5e.
Temps de travail annualisé : les 18 heures de cours par semaine des professeurs certifiés, sur 36 semaines scolaires obligatoires pourraient, selon un des scénarios retenus, définir une obligation annuelle de 648 heures de cours.
Nouveaux modes de recrutement : la Commission suggère
de recréer des dispositifs de pré-recrutement (salarier des étudiants se
destinant à l'enseignement). Elle souhaite que les concours d'enseignement
soient réformés et leurs épreuves "simplifiées". Elle se prononce pour la
création de "masters d'enseignement".
L'agrégation n'est pas abordée.
Gestion des carrières : le rapport explore différentes pistes possibles de revalorisation salariale : du relèvement de l'indice de début de carrière à l'éventuel octroi de primes, mais toujours avec une contrepartie sous forme de temps de présence supplémentaire.
Deux témoignages :
1) Le secrétariat de mon lycée vient de signaler aujourd'hui à des collègues que
le rectorat de l'académie de Versailles ne paie plus les heures supplémentaires
effectuées au titre du remplacement à partir du 8 janvier! Nous sommes un certain
nombre à avoir fait de tels remplacements depuis la rentrée de janvier et cette
nouvelle est accueillie avec enthousiasme! Travailler plus pour ne rien gagner
en plus!
2) Dans mon lycée de l'académie de Créteil, pourtant classé Lycée Ambition Réussite,
pas une heure de remplacement n'a été faite depuis le 1er septembre car il n'
a y pas un kopeck pour les rémunérer. Et les études dirigées mise en place à grand
renfort de publicité sont payées sur la base de 3 heures faites = 2 HSE payées.
Quant à l' Ecole Ouverte, pendant les vacances de Noël, les collègues se sont
vus proposer des vacations à 22 euros ... pour 2 heures !
Madame Valérie Pécresse, Ministre de l'enseignement supérieur, a installé une commission présidée par Monsieur Rémy Schwartz, Conseiller d'État, pour "piloter le chantier dédié au personnel de l'enseignement supérieur". Ce chantier abordera : la reconnaissance des activités et des missions des personnels de l'enseignement supérieur, l'attractivité de leurs métiers, la politique indemnitaire, la mobilité, la parité...
Les SAGES et SIES participent à la consultation, en tant notamment que représentants et défenseurs des PRAG et PRCE, grands oubliés des personnels enseignants de l'enseignement supérieur.
Pour lire leur contribution écrite envoyée au ministère, cliquez .
SAGES (Syndicat des agrégés)
(Syndicat indépendant de l’enseignement du second degré)
(Syndicat national autonome des infirmier(e)s en milieu scolaire)
(Syndicat indépendant académique de l’enseignement secondaire (Aix-Marseille))
(Syndicat indépendant de l’enseignement du second degré - Ligérien)
Les syndicats de la CAT-Éducation (SIES, SAGES, SNAIMS, SIAES, SIES-L) appellent tous leurs adhérents et sympathisants à participer à la grève du Jeudi 24 Janvier 2008. Ils constatent en effet que le gouvernement n’envisage pas de tenir sa promesse de revaloriser tous les personnels de l’éducation nationale.
Face à la dégradation sans précédent du pouvoir d’achat de ces personnels, et compte tenu du respect qui leur est dû comme l’a reconnu le Président de la République, une augmentation générale et significative du point d’indice serait la seule voie possible pour rétablir, avant toute autre mesure, la confiance en la parole donnée.
Les syndicats de la CAT-Éducation, qui n’appellent qu’exceptionnellement à la grève, afin de ne pas dévoyer ce droit fondamental, participeront activement à celle du 24 Janvier 2008 et à toutes les actions l’accompagnant, dans le cadre le plus unitaire possible.
Le statut des professeurs agrégés (décret 72-580 du 4 juillet 1972) stipule qu'ils "assurent leur service dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les classes de lycée, dans des établissements de formation et, EXCEPTIONNELLEMENT, dans les classes de collège".
Aujourd'hui, la loi n'est pas respectée. Les agrégés sont envoyés indifféremment en lycée ou en collège, voire en LP ! Dans certaines académies, la bonification prévue pour l'affectation des agrégés en lycée n'est même plus prise en compte !
Le SAGES, depuis sa création, a multiplié analyses***, propositions*** et actions juridiques, pour que cesse un tel gâchis de compétences ! Alors qu'il n'a pas été assez entendu (dont acte !), le sort réservé aujourd'hui aux jeunes agrégés en poste dans le second degré, est désormais INTOLERABLE !!!
CLIQUEZ POUR SIGNER LA PETITION initiée par une jeune agrégée de lettres modernes, TZR, docteur ès lettres, et exerçant actuellement dans deux collèges.
Cette pétition relayée par la Société des agrégés, est soutenue sans réserve par le SAGES.
*** analyses : voir sur ce site Qui sommes-nous ?, depuis la page d'accueil,
en particulier Défense de l'agrégation
(http://www.le-sages.org/chapitres/defagreg.html)
*** propositions : voir sur ce site Information/Documentation, depuis
la page d'accueil, et Propositions et revendications du SAGES
(http://www.le-sages.org/chapitres/propositions.html)
Les informations "officielles" figurent au (Site du MEN)
Nous vous recommandons de consulter également
!
Le SIES (Syndicat indépendant de l'enseignement secondaire) est ami
du SAGES. Il est membre comme le SAGES, de la CAT (Confédération autonome
du travail), branche "Education". C'est l'alliance des SAGES et SIES qui
a permis de présenter la liste "PRAG & PRCE" aux dernières élections
CNESER (voir ci-dessous)
Le SAGES a fait liste commune avec le SIES. La liste comportait à la fois
des PRAG et des PRCE.
Les résultats officiels ont été proclamés le 29
mars. Nous obtenons un élu.
La liste "PRAG &PRCE" termine 3ème sur 11 listes en présence (derrière
le SNESUP, 1er, et le SGEN-CFDT, 2ème).
(en html)
(pdf), à imprimer et à diffuser
(site du MEN)
(Groupe de Recherches interdisciplinaires sur les programmes)
1. Une polémique se développe dans les média autour des méthodes de lecture qui vise à opposer deux camps, celui du ministre qui cherche à contenter les parents inquiets, et celui des syndicats, qui protestent contre des "sanctions" infligées à deux cadres de l'Education Nationale.
2. Cette polémique obscurcit la question de l'apprentissage de la lecture et fait écran à d'autres questions tout aussi importantes comme le délitement de l'ensemble des enseignements fondamentaux : grammaire, calcul, éléments de science, d'histoire et de géographie, avec des progressions et des programmes incohérents à tous les niveaux d'étude.
3. On y discerne des intérêts politiques ou économiques sans rapport avec la pédagogie ; l'appel à la dénonciation des écoles par les parents lancé par une organisation sans légitimité intellectuelle comme SOS-éducation contribue encore à brouiller les pistes.
4. Dans ces conditions, le GRIP, responsable de la mise en place d'un réseau de classes pilotes SLECC où l'on pratique, à destination du public scolaire général, les méthodes alphabétiques, l'apprentissage des quatre opérations dès le CP et des programmes scolaires progressifs et systématiques tient à affirmer son attachement à la liberté pédagogique des enseignants dans le choix de leurs méthodes, se désolidarise entièrement de l'appel de SOS-éducation et, parallèlement, se déclare choqué par la campagne alarmiste conduite par des syndicats pour soutenir des cadres de l'EN qui ont dans les dernières années bafoué une liberté pédagogique qu'ils prétendent aujourd'hui défendre (voir " ", par Pierre Frackowiak, IEN, membre de la direction du PS). Il déplore qu'encore une fois la pédagogie soit le terrain choisi pour régler des comptes politiques, au détriment de l'intérêt des élèves, appelle à la fin de l'omerta pratiquée par certains syndicats d'enseignants et une partie de la hiérarchie de l'éducation nationale, quant à l'état des lieux extrêmement préoccupant de notre système éducatif.
5. Le GRIP invite les citoyens de notre pays à soutenir , dénué de toute arrière-pensée politique, idéologique ou économique, et qui vise à restaurer l'instruction publique sur la base de la transmission des connaissances.